Hôpitaux: Hirsch enlise l’AP-HP dans un conflit longue durée

Par

L’AP-HP est de nouveau dans la rue, jeudi 11 juin. En trois semaines de conflit, rien n’a bougé. Le directeur général Martin Hirsch campe sur ses propositions et les syndicats refusent de négocier. Dans les 38 hôpitaux, le ton monte face à des directions locales qui ont reçu des consignes de fermeté.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Bruyante, joyeuse, houleuse : la vague de mobilisation de l’AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) contre le projet de réorganisation du temps de travail est toujours forte, entretenue par des actions sporadiques dans les 38 hôpitaux de l’AP-HP. Ainsi, lundi à 14 heures, à l’hôpital Saint-Louis à Paris, la directrice Ève Parier organisait « en urgence » un « point d’information » sur la nouvelle organisation du temps de travail proposée par le direction générale. Étaient invités les cadres paramédicaux et les médecins chefs de service. Le carton d’invitation a fuité, et une centaine de membres du personnel – soignant, technique et administratif – emmenés par les syndicats ont perturbé la réunion. « Il n’y aura pas d’information sur cette réforme, qui n’est passée dans aucune instance », a crié la déléguée syndicale CGT Karima Salem, au milieu des jets de ballons multicolores et des sifflets. « Il n’y a eu aucune négociation au niveau central, nous voulons le retrait de ce projet, qui est un plan d’économies sur notre dos. » La directrice est repartie sans pouvoir s’exprimer.