J'écris sur la crise de l'hôpital, de la médecine de ville, la vie des soignants et des patients, notre système de santé solidaire, qui doit le rester, les inégalités et les conflits d'intérêt qui le minent. Longtemps journaliste indépendante, j'ai écrit pour Mediapart et la presse spécialisée (L'infirmière magazine, surtout), qui m'a permis de me familiariser avec ces sujets compliqués. J'ai fait un détour à la télévision, en tant que co-auteure du documentaire Diabète, une addition salée, diffusé sur Arte.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
La grève des médecins libéraux a porté ses fruits : toutes leurs revendications sont satisfaites. Mais les engagements de Stéphanie Rist sont fragiles : elle est menacée par une législative partielle.
Un « décès inattendu » est survenu le 9 janvier, celui d’une patiente installée sur un brancard dans une zone d’attente surchargée, impossible à surveiller. La catastrophe était annoncée : c’est tout l’hôpital qui est débordé, souligne le personnel soignant.
Depuis 2024, dans la province canadienne, les personnes atteintes de maladie menant à la démence peuvent faire une demande anticipée d’aide à mourir et décider par avance à quel stade de leur maladie elles souhaitent quitter la vie. Troisième et dernier épisode de notre série de reportages au Québec.
Tous les syndicats de médecins libéraux ont appelé à la grève, du 5 au 15 janvier. Au départ, la grogne était celle des spécialistes, avant de gagner les généralistes. L’addition de mesures disparates leur fait craindre une « étatisation » de leur exercice libéral. Ils manifestent dans les rues de Paris samedi.
En 2021, le Québec a fait évoluer sa législation. Sont aujourd’hui éligibles à l’aide médicale à mourir les personnes handicapées physiques, dès lors qu’elles souffrent physiquement ou psychiquement. Certaines dénoncent une attaque contre leur droit à la vie. Deuxième épisode de notre série de reportages sur place.
Après plusieurs mois d’interruption, c’est au tour du Sénat de se pencher sur la question de la fin de vie. Dans les premiers amendements adoptés en commission, les sénateurs et sénatrices excluent le suicide assisté et font le choix de l’euthanasie, mais dans des conditions plus restrictives.
Alors que la loi sur le droit à l’aide à mourir arrive au Sénat, direction le Québec, qui envisage cette technique non comme un ultime recours, mais comme un « soin », accessible de plus en plus largement. Premier épisode de notre série de reportages à la rencontre des patients, des médecins et de ceux qui interrogent ce choix de société.
La justice administrative juge disproportionnée la révocation par les hôpitaux de Paris d’une infirmière parce qu’elle refusait d’ôter son calot. La soignante, qui dénonce une « chasse aux sorcières », se dit soulagée.
Le premier ministre veut démanteler les agences régionales de santé, en confiant certaines de leurs missions aux départements et aux préfets. En prônant cette simplification à marche forcée, il se met ainsi dans la roue du RN, qui réclame leur suppression. Les réactions en défense sont nombreuses.
Le projet de loi omnibus de la Commission européenne prévoit de simplifier les procédures d’autorisation des pesticides, au profit de l’industrie. Il deviendrait alors très difficile de faire réévaluer des substances à la lumière des données scientifiques.
C’était le dernier verrou d’un budget de la Sécurité sociale âprement négocié, et qui ne satisfait pleinement personne : le gouvernement a concédé une hausse de 8 milliards d’euros des dépenses d’assurance-maladie, mais qui implique toujours des mesures d’économies.
Une infirmière vient d’être licenciée des Hôpitaux de Paris après un an de réprimandes sur son refus de retirer le bonnet qu’elle porte sur la tête. Une injonction qui se généralise, au nom de la laïcité ou de l’hygiène, provoquant la détresse de nombreuses soignantes musulmanes ou perçues comme telles.
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Le programme de François Fillon aura-t-il un mérite, susciter un sursaut citoyen autour la sécurité sociale ? Une pétition réunit des voix qui comptent dans le milieu de la santé autour d'une idée simple: la sécurité sociale est « le moyen le plus juste et le plus efficient pour un système de santé solidaire ».