L’humanitaire Moussa Ibn Yacoub de retour chez les siens

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De retour en France dimanche dernier, l’humanitaire Moussa Ibn Yacoub, emprisonné puis assigné à résidence au Bangladesh depuis sept mois, a célébré mercredi 10 août sa libération à la mairie de Montreuil. Ses proches ont souligné la lenteur de la mobilisation politique française pour le faire libérer. 

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On aurait pu se croire à un baptême. Ou à un mariage. Mercredi 10 août, Puemo Tchantchuing, Moussa Ibn Yacoub selon son nom de converti, sort sur le perron de la mairie de Montreuil sous les acclamations de deux cents personnes réunies pour l’occasion. Le jeune homme peine à contenir son émotion, sa voix vacille légèrement au moment de s’emparer du micro. « Je voudrais remercier la municipalité, pour son aide dès le premier jour et les centaines de milliers d’anonymes qui se sont mobilisés pour me soutenir », explique l’humanitaire, membre de l’ONG islamique BarakaCity, qui intervient en Syrie, en Palestine et en Afrique.