Migrants: les mots de Cédric Herrou sont-ils une insulte au préfet?

Par Michel Henry

En juin 2017, après que 92 migrants avaient été empêchés de monter dans un train, l’agriculteur Cédric Herrou postait un message sur Facebook. A-t-il voulu comparer le préfet « aux nazis ou au gouvernement de Vichy » ? La cour d’appel a examiné mardi ces propos.

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Aix-en-Provence (PACA), envoyé spécial.– Cédric Herrou a-t-il établi un dangereux parallèle revenant à traiter le préfet de collabo ? Ou l’a-t-il invité à réquisitionner des trains pour que des migrants puissent se rendre de la vallée de la Roya à Nice déposer leur demande d’asile ? La cour d’appel d’Aix-en-Provence s’est penchée avec attention mardi sur une petite phrase, écrite de façon maladroite comme son auteur en convient, et qu’il a postée par deux fois sur son compte Facebook, les 12 et 13 juin 2017 : « Peut-être que le préfet des Alpes-Maritimes pourrait s’inspirer des accords avec la SNCF pendant la 2e guerre pour le transport des juifs pour gérer le transport des demandes d’asile… bref. »