Au procès de Laurent Bigorgne : « Son intention était de me violer »

L’ancien patron de l’Institut Montaigne, 52 ans, avait reconnu avoir plongé trois cristaux de MDMA dans la coupe de champagne d’une salariée qui est aussi son ex-belle-sœur. Jeudi au tribunal, il a tenté d’expliquer son geste par  une consommation excessive de cocaïne. Dix-huit mois de prison avec sursis ont été requis. 

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« Je n’ai plus aucun doute sur le fait que son intention était hélas sexuelle. De me violer. » À la barre du tribunal correctionnel de Paris jeudi 10 novembre, la voix de Sophie Conrad est claire. Neuf mois après avoir quitté dans un état « léthargique » l’appartement de son ancien patron Laurent Bigorgne, après avoir bu une demi-coupe de champagne, l’ex-responsable du pôle Politiques publiques de l’Institut Montaigne, un puissant think tank libéral, décrit « une expérience douloureuse et traumatisante, qui l’est encore aujourd’hui ».

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