Affaire Tapie: au PS mieux vaut (trop) tard que jamais!

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Le parti socialiste a annoncé, jeudi 11 décembre, qu'il se décidait enfin à demander officiellement la constitution d'une commission d'enquête parlementaire au sujet de l'affaire Tapie. Cinq mois après l'octroi par un tribunal arbitral de 390 millions d'euros à l'ex-hommes d'affaires, la réaction paraît bien tardive. Les socialistes agissent alors que Bernard Tapie va percevoir son pactole. Mieux vaut tard que jamais, certes. Mais là, c'est presque trop tard. Parti pris.

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Faut-il s'en réjouir ou s'en indigner? Les députés socialistes ont annoncé, jeudi 11 décembre, avec beaucoup de retard, qu'ils demandaient enfin la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur «les conditions de recours à la procédure d'arbitrage» dans l'affaire Tapie/Crédit lyonnais. Cette commission d'enquête, si elle était acceptée par la majorité UMP, porterait également sur «les raisons qui ont conduit les pouvoirs publics à vouloir clore le litige entre le groupe Bernard Tapie Finance et le Consortium de réalisation». «Pourquoi et comment les différents organes dans lesquels l'État a des représentants (...) ont décidé d'abandonner le terrain judiciaire pour confier à trois arbitres le soin de trancher leurs différends avec le groupe Bernard Tapie Finance?» lit-on dans l'exposé des motifs de la «proposition de résolution tendant à créer une commission d'enquête», dont l'AFP a eu connaissance - et que l'on consulter dans sa version intégrale dans notre onglet "prolonger". Le groupe PS estime également que les auditions, menées en septembre par la commission des finances de l'Assemblée, «ont sans doute permis de dénouer le fil des événements. Elles n'ont pas encore permis de dévoiler l'ensemble de la vérité».