L’annonce n’a suscité pratiquement aucune réaction, si ce n’est une envolée du cours d’Havas. Pourtant, en informant jeudi 11 mai que le groupe Bolloré allait vendre les 59,8 % qu’il détient dans Havas à Vivendi, dont il est le premier actionnaire, Vincent Bolloré tire un trait de plume sur plus de 30 années de séparation dans les médias et de lois anticoncentration. Il poursuit la construction d’un géant dans les médias et la communication, sur un modèle d’intégration verticale qui n’a aucun équivalent dans le monde.