Saborder des journaux, mode d’emploi

Par Séverine Charon, Clotilde de Gastines et Rozenn Le Saint

François Grandidier, à la tête d’Agri Terroir Communication (ATC), se rêve en tycoon. Il détient déjà une trentaine de titres de presse spécialisée, acquis au rabais, pour alimenter un système financier opaque composé de multiples filiales en France et au Luxembourg. L’entrepreneur ne s’arrête plus et vient de se déclarer candidat à un nouveau pôle Santé, alors qu’il détruit les journaux qu’il acquiert.

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Elles sont peu connues du grand public, mais demeurent des références incontournables pour les professionnels des ressources humaines et de l’action sociale. Les publications Liaisons sociales, les Actualités sociales hebdomadaires (ASH) et Entreprise & Carrières sont aujourd’hui des magazines moribonds, alors qu’à eux trois, ils tiraient en 2015 à plus de 60 000 exemplaires par mois (voir sous l’onglet Prolonger). Idem pour les titres spécialisés dans le transport.