A Paris, difficile consensus contre la pollution atmosphérique

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L’heure n’est plus au déni. La pollution atmosphérique est responsable de plusieurs dizaines de milliers de décès par an. En revanche, personne ne semble s’accorder sur les mesures à mettre en place pour limiter la crise sanitaire.

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Il y a urgence, personne ne semble plus en douter. La pollution atmosphérique entraîne une véritable tragédie sanitaire, qui se double d’une catastrophe économique. Les chiffres qui circulent ne sont certes que des estimations mais ils suffisent à donner le vertige : selon une étude récente de l’Agence nationale de santé publique, l’émission de particules fines serait responsable dans l’Hexagone de la mort d’environ 48 000 personnes chaque année, ce qui correspond à une perte d’espérance de vie pouvant dépasser deux ans dans les villes les plus exposées. Soit à peine moins que la cigarette, 70 000 décès par an, et autant que l’alcool, avec 49 000 morts.