Grippe A: Bachelot prend ses distances avec l'OMS

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Aumoment où la ministre de la santé s'escrime à convaincre les Français decontinuer à se faire vacciner, l'Inserm annonce la fin de l'épidémie de grippe A/H1N1. Devant les députés, mardi, elle avait défendu sa stratégie. Cherchant ailleurs les responsabilités, elle a pointé du doigt le rôle de l'Organisation mondiale de la santé.

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Voilà une information qui risque de décourager les volontaires à la vaccination. Coordonné par l'Inserm, le réseau Sentinelles a annoncé, mercredi 13 janvier à l'AFP, la fin de l'épidémie de grippe A/H1N1, au moment où Roselyne Bachelot s'escrime à convaincre les Français de continuer à se faire immuniser.

Le nombre de cas (avec fièvre supérieure à 39) est «passé sous le seuil épidémique depuis deux semaines», a indiqué le docteur Thierry Blanchon, responsable adjoint du réseau. «Le virus circule sûrement encore, mais c'est une circulation véritablement faible. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut arrêter de se vacciner, car personne ne peut garantir que cette pandémie ne fera pas de rebond», a-t-il ajouté. Pour sa part, le réseau Grog, qui prend en compte les grippes avec fièvre inférieure à 39, a expliqué que la grippe pandémique était «en baisse mais toujours là», avec 144.000 cas la semaine dernière en France métropolitaine, contre 307.000 la semaine précédente.

Lors de son audition devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, mardi 12 janvier dans la soirée, Roselyne Bachelot s'est, quant à elle, contentée de déclarer que le virus était en reflux. Malgré les piètres résultats, pour l'instant tout du moins, de la campagne de vaccination qu'elle a lancée en novembre 2009 (5,5 millions de personnes immunisées, soit 8,5% de la population pour un objectif de 75%), elle ne s'est pas démontée.

Face à des élus de l'opposition moins virulents qu'attendu, la ministre de la santé a défendu sa stratégie, point par point pendant trois heures, sans admettre la moindre erreur. À l'occasion des vœux aux personnels de santé, Nicolas Sarkozy lui avait apporté son soutien en affirmant que «les bonnes décisions» avaient été prises.

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