Brétigny: des victimes réclament une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui

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Quinze victimes de l’accident de Brétigny ont officiellement demandé à la justice l’ouverture d’une seconde enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui », qui pourrait remonter jusqu'au président de la SNCF, Guillaume Pepy. Cette démarche fait suite aux révélations de Mediapart sur le fait que la SNCF a laissé rouler, pendant l'année qui a suivi le drame, 350 trains par jour sur des aiguillages « pourris » et « non conformes ».

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C’est une mauvaise nouvelle de plus pour la SNCF. Selon nos informations, Georges Holleaux, avocat de quinze victimes de l'accident de train de Brétigny, a effectué une demande d’acte pour réclamer l’ouverture d’une seconde enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui », en plus de l’information judiciaire pour « homicides involontaires » sur le déraillement qui a fait sept morts et plusieurs dizaines de blessés en juillet 2013, et qui a déjà valu une mise en examen à SNCF Mobilités et SNCF Réseau.