Dans le commerce de l’habillement, la casse sociale continue en silence

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Les plans sociaux dans le commerce de vêtements et de chaussures ont, depuis fin 2015, détruit au moins 3 000 emplois. Ce naufrage social, qui s’éparpille sur l’ensemble du territoire, pourrait bientôt concerner la mythique enseigne Tati, aujourd’hui en cessation de paiement. Le chausseur André, et ses 780 salariés, attend un potentiel nouveau propriétaire, tout comme Naf-Naf et Kookaï.

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On a sorti la calculette, aligné les noms, posé les chiffres. La liste est impressionnante, le total qui en découle aussi. Automne 2015, le groupe Vivarte (La Halle aux chaussures, La Halle aux vêtements, Kookaï, André, Minelli…) ouvre ce bal macabre des plans sociaux et liquidations dans le commerce de l’habillement. Il est victime d’une ruine financière due « au capitalisme cannibale », comme Mediapart l’a raconté ici. Officiellement, 1 300 emplois sont sacrifiés à cette époque, avec la fermeture de 190 magasins pour tenter de renflouer le groupe et rassurer les créanciers.