Le nouveau président ou le stade spectral de la Ve République

Le nouveau président est le prototype de l’homo politicus néolibéral dont le moteur est la promesse différée. L’important n’est plus de mettre en œuvre le programme mais de laisser penser qu’on est à l’orée de quelque chose.

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Dès sa déclaration de candidature, Emmanuel Macron a installé sa campagne dans un horizon mythologique, non pas seulement une campagne électorale mais l’apparition transpolitique d’une figure christique. Les bras ouverts, adoptant le ton d’un prédicateur, il n’a cessé d’inscrire sa candidature dans le registre du fabuleux et du légendaire. Aux journalistes qui l’interrogeaient sur son programme, il ne craignait pas d’affirmer : « C’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne électorale… La politique, c’est mystique, c’est un style, c’est une magie. » Ses premiers mots au soir de sa victoire en témoignent : « Tout le monde nous disait que c’était impossible, mais ils ne connaissaient pas la France », faisant écho aux mots de Barack Obama en 2008 : « Ils disaient que c’était impossible, que ce jour n’arriverait jamais… »

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