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Ses Derniers articles

  • Du Watergate au Wikigate, la politique américaine sous le règne de Roger Stone

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    Roger Stone à sa sortie du tribunal, à Washington, le 1er février 2019. © REUTERS/Jim Bourg Roger Stone à sa sortie du tribunal, à Washington, le 1er février 2019. © REUTERS/Jim Bourg

    L’inculpation de Roger Stone, dont le procès aura lieu en novembre, est un élément clé de l’enquête sur les ingérences russes dans la présidentielle de 201l. Il s’agit aussi de l’épilogue théâtral d’une ère dont il est le symbole. De Nixon à Trump, le flamboyant spin doctor révèle le cynisme et la corruption de la scène politique américaine.

  • Trente ans après, les enjeux actuels de l’affaire Rushdie

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    Salman Rushdie, lors d'un entretien au Danemark, le 2 juin 2018. © Reuters Salman Rushdie, lors d'un entretien au Danemark, le 2 juin 2018. © Reuters

    Le 14 février 1989, l’ayatollah Khomeiny condamna à mort Salman Rushdie dont le seul crime à ses yeux était d’avoir écrit un roman qu’il jugeait blasphématoire. Ce fut l’acte inaugural d’une affaire planétaire, sous laquelle le roman a été enseveli. Trente ans après, et une fois le tumulte retombé, il est temps de (re)lire Les Versets sataniques, un texte qui nous parle de notre monde globalisé et des conflits culturels qu’il génère.

  • Macron face à l’insurrection par les signes

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    L’affaire Benalla poursuit Emmanuel Macron comme son ombre. Les « gilets jaunes » le cernent tels les oiseaux de Hitchcock appelant à sa démission. Si le président s’efforce de donner le change en multipliant les interventions publiques, la confusion des signes est à son comble et les révélations de l’affaire Benalla sont en train de virer à la crise de régime.

  • «Gilets jaunes»: les fantassins du discrédit

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    Une manifestante, le 15 décembre 2018, sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris. © Reuters Une manifestante, le 15 décembre 2018, sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris. © Reuters

    Le mouvement des « gilets jaunes » met en lumière le discrédit qui frappe tous les récits officiels. Ce qui a été refoulé depuis 30 ans resurgit sous une forme chaotique, sauvage mais résolue. Une sorte de contre-puissance obscure, celle d’un monde social qui résiste aveuglément au néolibéralisme et à son agenda.

  • Ce que Trump nous dit de l’époque

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    Un partisan de Trump, à Orlando en Floride, le 6 novembre 2018. © Reuters Un partisan de Trump, à Orlando en Floride, le 6 novembre 2018. © Reuters

    Les résultats des élections de mi-mandat montrent que Donald Trump bénéficie du soutien d’une base régulière de partisans convaincus, qui ne se laissent pas convaincre par des arguments rationnels ni par des leçons de morale. Le président américain cherche moins à rassembler qu’à cliver. Pour cela, tous les coups sont permis : insultes, connivence et mauvaise foi. Dernier exemple en date : un tweet contre Macron, à peine arrivé à Paris.

  • Les cinq mythes d’une Ve République zombie

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    La Ve République, 60 ans d’âge, est-elle à l’agonie ou bien vivante ? Les deux à la fois, comme les morts-vivants. Réduite à l’état de zombie, elle s’est retournée contre les finalités que lui avaient assignées ses fondateurs et contre ceux qui, à gauche, ont voulu la réformer. Elle se survit à l’état de mythe qui, loin de protéger le président, l’expose au discrédit.

  • Steve Bannon et la croisade des «déplorables»

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    Steve Bannon à Midland City (Alabama), le 11 décembre  2017. © REUTERS/Jonathan Bachman Steve Bannon à Midland City (Alabama), le 11 décembre 2017. © REUTERS/Jonathan Bachman

    Malgré l’outrance de son propos, les intuitions de l’ancien gourou de Donald Trump ne sont pas sans pertinence. Plongée dans la ligne stratégique et idéologique de celui qui entend faire de l’Europe, « espace d’insouveraineté », son nouveau terrain de libération de la haine.

  • Benalla ou le deuxième corps du roi Macron

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    Mars 2017 à Villers-Cotterets (Aisne). Emmanuel Macron, flanqué d’Alexandre Benalla, visite la maison natale d’Alexandre Dumas. © Reuters Mars 2017 à Villers-Cotterets (Aisne). Emmanuel Macron, flanqué d’Alexandre Benalla, visite la maison natale d’Alexandre Dumas. © Reuters

    Comme le manifestant de la place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla a défait le président d’un seul coup, et plus accompli en une journée que toutes les critiques adressées au chef de l’État depuis un an. Et toutes sirènes hurlantes, il a conduit Emmanuel Macron jusqu’à ce moment où un président perd à la fois la confiance des électeurs et sa crédibilité en tant que narrateur politique.

  • Jupiter débarque au stade de football

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    Lors de la demi-finale de la Coupe du monde, le match France-Belgique, à Saint-Pétersbourg, le 10 juillet 2018. © Reuters Lors de la demi-finale de la Coupe du monde, le match France-Belgique, à Saint-Pétersbourg, le 10 juillet 2018. © Reuters

    La semaine a commencé par un discours devant des parlementaires au Congrès de Versailles, suivi par la victoire des Bleus en demi-finale de la Coupe du monde ; elle se terminera par la fête nationale, qui pourrait se transformer en triomphe si la France remporte le trophée. Un alignement de planètes idéal pour un président en perte de vitesse, soucieux de redorer son image en convoquant les signes de l’absolutisme, de la révolution ou de la performance.

  • Du «spin» au «clash»: comment la communication a tué la politique aux Etats-Unis

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    Lors de la passation de pouvoir à Washington, le 20 janvier 2017. © Reuters Lors de la passation de pouvoir à Washington, le 20 janvier 2017. © Reuters

    À l’occasion de la récente signature par l’ex-locataire de la Maison Blanche, Barack Obama, d’un accord avec Netflix pour produire des films, Mediapart revient sur trente ans de communication présidentielle aux États-Unis. Des spin doctors aux experts du clash en passant par les storytellers : c’est de l’histoire d’une dépossession qu’il s’agit. Celle de la politique.