christian salmon

Ses Derniers articles

  • François Hollande, un président qui rétrécit

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     © (Elysée) © (Elysée)

    Son allocution au lendemain des européennes en est une nouvelle illustration. La chronique du hollandisme se donne à lire comme une suite incohérente de contre-performances, une succession de couacs, de tête-à-queue idéologiques, de télescopages entre la vie privée et la vie publique, de trahisons et de scandales d’État. Ce n'est pas seulement à la chute de la maison Hollande que nous assistons mais aux derniers jours de la Ve République.

  • François Hollande en son labyrinthe

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    « Les mystères sont irrités par les faits », écrivait Norman Mailer. C'est l'état exact de notre société face au pouvoir politique en ce printemps 2014. Le remaniement répond-il à cette exaspération ? Sans doute pas, tant l'immobilisme et les petits calculs, renforcés par les pesanteurs institutionnelles, laissent un président inchangé même si désavoué.

  • Le rire de Kundera dans l’Europe défunte

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    Milan Kundera. © (Gallimard) Milan Kundera. © (Gallimard)

    L'écrivain Milan Kundera publie chez Gallimard La Fête de l'insignifiance. Dans ce roman sur l'apothéose du rien, il met en scène « un peuple qui manque ». Lorsque les civilisations s’effondrent et que les centres du pouvoir ne tiennent plus, il est un moment où cette décomposition cesse d’être visible à l’œil nu. C'est alors que le roman, et lui seul, peut nous éclairer.

  • L'économie zombie et la politique de l'offrande

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    C'est le moment zombie de la politique et des choix économiques. Les idées mortes marchent encore parmi nous… La social-démocratie de François Hollande ayant de longue date muté en un néolibéralisme mal assumé, voilà la « politique de l’offre » devenue une politique de l’offrande. C'est l'objet du « pacte de responsabilité », pensée magique qui veut échanger des chèvres contre des déclarations d’amour.

  • Deux ans après le discours du Bourget : le vide du pouvoir

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    Voeux à l'Elysée, janvier 2014. Voeux à l'Elysée, janvier 2014.

    Que reste-t-il de ce pouvoir, deux ans après le discours du Bourget du candidat socialiste François Hollande ? Rien. Pour le comprendre, il faut lire Gombrowicz ou Pasolini. Évoquant des politiques devenus des masques, le cinéaste italien concluait : « Si on les enlevait, on ne trouverait même pas un tas d’os ou de cendres : ce serait le rien, le vide. »

  • 2014, année «sarkotique»

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    Nicolas Sarkozy, juillet 2013. © (dr) Nicolas Sarkozy, juillet 2013. © (dr)

    Nicolas Sarkozy met en scène son retour. Un nouveau récit politique ? Non, une pulsion régressive. Un recours ? Non, une rechute dans l'addiction. Explications.

  • L’affaire Taubira ou la rencontre de l’impensé colonial et du néolibéralisme

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    Si Christiane Taubira est attaquée, c’est qu’elle résiste à la crise de souveraineté qui mine la politique. C'est aussi parce qu'elle trace une diagonale audacieuse entre les deux blocs qui arraisonnent le débat public, le souverainisme xénophobe nourri au racisme colonial et le mondialisme néolibéral.

  • Marine Le Pen, le « mauvais » rêve français

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    C’est sans doute la pire des mystifications frontistes : Marine Le Pen n’incarne en rien une alternative au « système », mais elle en est le révélateur au sens heuristique. Le Front national est depuis 30 ans « la chambre noire » de l’idéologie dominante, le laboratoire d’un modèle de gestion « autoritaire » de la crise.

  • Hollande ou le socialisme géostationnaire

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    Laissons de côté la Syrie et revenons sur la scène politique intérieure. Après avoir été, à la tête du parti socialiste, l’homme de la synthèse, François Hollande est-il en train de devenir le président des contradictions paralysantes ? La chronique des couacs et autres querelles interministérielles ne saurait être imputée seulement à l’apprentissage du pouvoir. Analyse.

  • La République des comptables à lunettes

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    « On fait campagne en poésie, mais on gouverne en prose » : François Hollande préside en chiffres. L’impasse narrative et politique du pouvoir socialiste n’est pas réductible à un défaut de communication. Elle est le fruit d’une déconnexion historique entre la souveraineté de l’État et la représentation du pouvoir.