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Ses Derniers articles

  • Matteo Renzi (2): Lost in transgression

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    Dix mois après son arrivée au pouvoir, Matteo Renzi apparaît pour ce qu’il est: un phénomène d’hallucination collective. Sa nouvelle « narrazione » de l’Italie ne fait que reprendre les vieilles rengaines de Thatcher et Reagan. Trente ans après la révolution néolibérale, il n’y a plus beaucoup de verrous à faire sauter ! Deuxième épisode de notre enquête.

  • Matteo Renzi ou l’art de courir (1)

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    « La première mesure économique à adopter ? Changer le storytelling de l’Italie », a lancé le 2 juin 2014 Matteo Renzi, le chef du gouvernement italien. Après le storytelling de campagne, le storytelling de gouvernement. Exit Rottamatore. Voici le coureur de fond. Plongée en deux épisodes dans la machine à raconter de Matteo Renzi.

  • Hubot roi ou le spectacle de la souveraineté perdue

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     © Reuters © Reuters

    Les chefs d’État ne sont plus tout à fait humains. Comme les hubots (moitié humains, moitié robots) de la série d’Arte Real Humans, ils ont besoin de se recharger en cours de mandat par toutes sortes d’actions symboliques et de performances. La télévision est faite pour ça ; elle leur offre ses millions d’écrans comme autant de bornes de rechargement. À mi-mandat et à 12 % de popularité, François Hollande avait un besoin urgent de se recharger. Il s’est donc rendu sur TF1... 

  • Prix Médicis 2014. Les paradis irradiés de Volodine

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    Antoine Volodine. © (dr) Antoine Volodine. © (dr)

    Politique et littérature ont une exigence commune : créer des mondes possibles, inventer un peuple qui manque. Lorsque cette exigence se perd, les deux régressent au niveau du simple storytelling. Mais parfois, une œuvre solitaire répond à cette exigence. C’est le cas du roman d’Antoine Volodine, Terminus radieux, qui vient de recevoir le prix Médicis.

  • Les paradis irradiés de Volodine

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    Antoine Volodine. © (dr) Antoine Volodine. © (dr)

    Politique et littérature ont une exigence commune: créer des mondes possibles, inventer un peuple qui manque. Lorsque cette exigence se perd, les deux régressent au niveau du simple storytelling. Mais parfois, une œuvre solitaire répond à cette exigence. C’est le cas du roman d’Antoine Volodine, Terminus radieux

  • Le 18 Brumaire de Manuel Valls

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     © Reuters © Reuters

    Il y eut le « pronunciamiento » du 2 avril contre Jean-Marc Ayrault, fruit d'une alliance Valls-Montebourg-Hamon. Voici le 18 Brumaire de Valls, se libérant du «deal» passé et imposant au chef de l'État le départ des rivaux et un nouveau gouvernement. Le 25 août, Manuel Valls a ainsi mis fin au quinquennat de François Hollande et à toute contestation du néolibéralisme.

  • Arnaud Montebourg ou l’atermoiement illimité

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    Arnaud Montebourg © Reuters Arnaud Montebourg © Reuters

    S’il démissionne, le ministre de l'économie sort du champ et meurt à la politique. S’il reste, il est comptable de la déroute annoncée. Leader sans peuple, stratège sans armée, il se tient sur la crête d’un renoncement sans cesse différé, donnant sa démission tous les soirs, la reprenant tous les matins.

  • L’après-Hollande a commencé

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    7 juin, cérémonie pour l'anniversaire du Débarquement. © (Elysée) 7 juin, cérémonie pour l'anniversaire du Débarquement. © (Elysée)

    C’est le secret le mieux gardé de la République : il n’y a plus de gouvernement. Mais y a-t-il encore un président ? L’affaire de la vraie fausse démission d’Arnaud Montebourg n’est pas un nouveau couac suivi d’un démenti de plus. Elle dit la lutte pour le pouvoir qui s’intensifie dans le vide laissé par la gestion erratique de François Hollande.

  • François Hollande, un président qui rétrécit

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     © (Elysée) © (Elysée)

    Son allocution au lendemain des européennes en est une nouvelle illustration. La chronique du hollandisme se donne à lire comme une suite incohérente de contre-performances, une succession de couacs, de tête-à-queue idéologiques, de télescopages entre la vie privée et la vie publique, de trahisons et de scandales d’État. Ce n'est pas seulement à la chute de la maison Hollande que nous assistons mais aux derniers jours de la Ve République.

  • François Hollande en son labyrinthe

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    « Les mystères sont irrités par les faits », écrivait Norman Mailer. C'est l'état exact de notre société face au pouvoir politique en ce printemps 2014. Le remaniement répond-il à cette exaspération ? Sans doute pas, tant l'immobilisme et les petits calculs, renforcés par les pesanteurs institutionnelles, laissent un président inchangé même si désavoué.