Sur les retraites, le pouvoir joue avec la colère sociale

Par

L’exécutif tente de calmer la colère de la CFDT en expliquant qu’il y a encore « de la place pour la négociation ». S’il convie les partenaires sociaux à Matignon pour un nouveau « cycle de réunions », le premier ministre continue de marteler sa volonté de faire des économies pour lancer un système à l’équilibre en 2027. Emmanuel Macron laisse faire… pour voir « si ça passe ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Ils sont nombreux à se poser la question, y compris au sein de la majorité : pourquoi ? Pourquoi l’exécutif a-t-il choisi de se mettre la CFDT à dos en franchissant ce que son secrétaire général Laurent Berger présentait depuis toujours comme une « ligne rouge » ? Mercredi 11 décembre, au lendemain d’un ultime dîner d’arbitrage à l’Élysée, Édouard Philippe a présenté le projet du gouvernement pour réformer le système des retraites et réaffirmé sa volonté de faire des économies, en incitant les Français à partir plus tard à la retraite.