Au procès des attentats du 13-Novembre, un président au-dessus des débats

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Alors que l’accusé Salah Abdeslam multiplie les provocations depuis le début du procès, le président de la cour d’assises, Jean-Louis Périès, tantôt avec fermeté, tantôt avec humour, cantonne ses débordements. Une police de l’audience qui tranche avec celle du procès des attentats de janvier 2015. 

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Il devait être le premier témoin du procès des attentats du 13-Novembre. La cour d’assises spécialement composée entendait lundi après-midi le commissaire « SDAT 99 », un gradé de la sous-direction antiterroriste nommé ainsi pour assurer son anonymat. Ce commissaire avait commencé depuis une dizaine de minutes à égrener les dossiers djihadistes dont son service était déjà saisi « le 13 novembre au matin », quelques heures avant que ne surviennent ces « attentats inédits par leur ampleur et leur sophistication ». C’est ce moment-là que Salah Abdeslam, l’unique survivant du commando de Paris, choisit pour sa provocation quotidienne. Le voilà qu’il vitupère. Mais on ne l’entend pas... Son micro est coupé.