Les nouvelles turpitudes du CSA

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Mediapart a rendu compte de l'audition mardi par le CSA de Pascal Houzelot au sujet de la vente de sa chaîne Numéro 23. Mais, le même jour, une seconde audition, secrète, a eu lieu. L'épisode est révélateur : le secret des affaires dicte sa loi.

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Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n’a pas dit la vérité : mardi 13 octobre, il n’a pas procédé à une mais à deux auditions de Pascal Houzelot, pour l’interroger sur son projet de vente de la chaîne Numéro 23 au groupe NextRadioTV d’Alain Weill. Si l'une des auditions était publique et a été retransmise en direct sur le site Internet du CSA, l'autre a eu lieu à huis clos, à la demande de Pascal Houzelot, et n’a pas même été annoncée par le CSA. Du coup, l’audition publique est devenue en grande partie incompréhensible parce qu’elle était chargée de sous-entendus liés à l’audition secrète.