Chez LREM, l’élection du délégué général se passe de débat démocratique

Par

L'élection annoncée de Stanislas Guerini à la tête de La République en marche, après le retrait de son principal concurrent, illustre un évident renouvellement de génération. Mais il est entaché par une campagne tendue pour un mouvement incapable d'instiller démocratie et transparence.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

En face de l’Assemblée nationale, côté rue de l’Université, la place du Palais-Bourbon est un endroit de passage pour les députés qui se rendent au café du même nom juste à côté, lieu de rendez-vous des politiques. Mercredi 14 novembre, à 13 heures, la place est quasi déserte. Seul Pierre Person qui, la veille, a annoncé le retrait de sa candidature pour le poste de délégué général de La République en marche, se tient là, seul. Il digère sa défaite sans avoir pu combattre. Son concurrent Stanislas Guerini, député de Paris comme lui, reste à ce stade le seul candidat de poids pour le poste clé du parti présidentiel.