Violences sexistes et sexuellesEnquête

En prison, des avocates victimes de discriminations sexistes

Des femmes intervenant ou travaillant en prison témoignent d’humiliations sexistes de la part de surveillants. Selon nos informations, une avocate toulousaine a déposé, fin octobre, un recours contre la maison d’arrêt de Seysses pour « excès de pouvoir », après avoir dû retirer son soutien-gorge.

Sophie Boutboul

Août 2020. Sur le parking de la maison d’arrêt de Seysses, en Haute-Garonne, non loin des murs blanc cassé et orange de l’entrée, dans sa voiture, Stella Bisseuil se contorsionne pour retirer son soutien-gorge. L’avocate est venue voir un client. Mais les agents pénitentiaires viennent de refuser de la laisser entrer, le portique sonnant à son passage, même pieds nus et délestée de ses bijoux. « Cela ne pouvait plus être que mon soutien-gorge et ils n’avaient aucun matériel approprié du type détecteur manuel », retrace Me Bisseuil, depuis son cabinet toulousain.

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