Le tort du président centaure

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L’entretien, sans concessions, a pourtant illustré le rejet d’Emmanuel Macron des corps intermédiaires, des contre-pouvoirs et de toute interposition démocratique qui l’entraverait. Retour sur un monologue en forme d’échange paradoxal…

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L’honneur est sauf d’emblée : Edwy Plenel lui donne du « Emmanuel Macron », après que Jean-Jacques Bourdin l’a ainsi salué : « Bonsoir monsieur le Président. » Mais tout se rétablit très vite sur fond de tour Eiffel bientôt scintillante à la tombée du crépuscule, dans le dos d’un président qui trône à l’échancrure d’une table en forme de carte mémoire informatique. Il porte une cravate face à des journalistes col ouvert. Il arbore une décoration au revers de son veston. Voilà qui, sémiotiquement, le distingue et lui rend cette supériorité, dont tenta de le dépouiller l’appellation « Emmanuel Macron » – la plus proche possible d’un « citoyen Macron » qui nous viendrait de 1789...