Les flammes de Notre-Dame à la télévision: ceci a tué cela

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La télévision s’est livrée à un constat d’huissier qui n’en finissait pas, face à la fournaise dévastant Notre-Dame de Paris. Horreur imprévisible et inexplicable, sans coupable à désigner d’office. Restait Hugo, toujours évoqué, jamais cité.

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Tout se bouscule sur les écrans. Notre-Dame bientôt des landes, tant l'incendie ravage si vite cette zone à défendre contre l'infernale fournaise ? Deux tours, jumelles, menacées ? Et si elles étaient épargnées, serait-ce alors un nouvel exemple de « façading » dans Paris ? Puis encore et toujours la flèche qui s'effondre, image itérative et déjà culte d'un lieu de culte frappé à mort, qui rappelle à tout un chacun ce qui se disloqua un certain 11 septembre 2001. Au bout du compte, l'impression douloureuse et lancinante que l'édifice ne sera peut-être pas sauvé, pas plus que la planète, en notre époque d'angoisse et de confusion : que restera-t-il aux générations suivantes ?