Troubles du sommeil : un rapport dénonce des «écarts majeurs» à l'hôpital Robert-Debré

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Un rapport confidentiel de l'Agence nationale de sécurité du médicament montre des infractions graves commises dans un service spécialisé dans les pathologies du sommeil de l'hôpital parisien Robert-Debré, au mépris de la sécurité des patients. Pourtant, le médecin épinglé dans ce rapport garde la confiance de sa hiérarchie.

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L’histoire paraît incroyable après le scandale du Mediator. Un jeune garçon souffrant de narcolepsie, un grave trouble du sommeil, et suivi à l’hôpital parisien Robert-Debré, a reçu un traitement à base de mazindol, anorexigène proche des amphétamines, pendant plus d’un an après avoir fait l’objet d’un diagnostic de valvulopathie cardiaque. Traité à partir d’août 2008, alors qu’il était âgé d’environ douze ans, le garçon a subi en juin 2011 une échographie cardiaque qui a révélé une anomalie de la valve mitrale. Le traitement a pourtant été maintenu jusqu’en décembre 2012, suspendu puis rétabli, en dépit d’une contre-indication évidente et d’un risque de pathologie cardio-vasculaire.