Dans les Hauts-de-Seine, la pagaille de l'UMP menace l'empire Sarkozy

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Rien ne va plus dans les Hauts-de-Seine, département le plus riche de France (après Paris) et ancienne forteresse du président après avoir été celle de Charles Pasqua. Patrick Devedjian est contesté jusque dans sa majorité au conseil général, l'UMP perd Neuilly, Aeschlimann chute à Asnières, Colombes bascule à gauche, l'opposition aux Ceccaldi s'organise à Puteaux tandis que diverses affaires émergent. Tour d'horizon de ces petits tremblements de terre qui font craquer un empire.

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Les Hauts-de-Seine, 36 communes, le département le plus riche de France après Paris (un budget de plus de 1,5 milliard d’euros), est le terrain de jeu de Nicolas Sarkozy depuis 1973, année de son arrivée à Neuilly. « C’est la Californie de la France », assure le chiraquien Jean-François Probst. Quand vous êtes le président de ce département, vous avez un budget qui équivaut à celui de la Grèce, des marchés importants, des milliers de postes et de logements à distribuer. Et si vous gérez intelligemment, vous pouvez faire de la coopération, de l’investissement et de grandes infrastructures. »