« Les Républicains » : le coût du caprice sémantique de Sarkozy

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Le nouveau nom choisi par Nicolas Sarkozy pour rebaptiser l'UMP ne suscite guère d’enthousiasme en dehors de son cercle le plus proche. D'autant que le parti, déjà exsangue, va devoir puiser dans ses économies pour devenir “Les Républicains”.

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C’est son idée fixe. Celle qu’il mûrit depuis le début. Et dont il ne démord pas. En reprenant les rênes de l’UMP fin novembre 2014, Nicolas Sarkozy ambitionnait de « tout changer de fond en comble » pour « bâtir la formation politique du XXIe siècle » et, surtout, pour se concocter un parti sur mesure capable de le repousser aux portes de l'Élysée. Cinq mois plus tard, « la montagne a accouché d’une souris », s’amuse un membre du bureau politique de l’UMP. L’organisation de la primaire de 2016 est gravée dans le marbre depuis le 2 avril. Les nouveaux statuts du parti – qui doivent être approuvés le 5 mai – n’entraînent aucune mutation profonde. Quant au programme, les candidats à la primaire ont certes commencé à l’élaborer, mais chacun de son côté.