Cannabis: les prix explosent pendant le confinement

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Pour l’approvisionnement, il y a les tuyaux qu’on se refile, le darknet, ou la culture au fond du jardin. Mais l’inflation, les risques liés au sevrage forcé ou à l’inverse d’addiction plus forte inquiétent.

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«Tu as un plan ? » La question tourne plus souvent que les pétards ces jours-ci chez les amateurs de cannabis dont certains subissent un début de pénurie variable selon les endroits. Ainsi, la dèche se répand à Avignon, où « c’est galère pour la fume », se plaint « Kokie 301 » sur le site psychoactif, lieu d’échange d’infos entre consommateurs. Dans la ville de « Pekpekpek », il y a bien un four (point de deal) mais il est « obligé de prendre la voiture pour y aller et sûr de croiser les flics ». Heureusement, il dispose d’un « petit stock de marron… mais de quoi survivre une semaine ou deux ». Un autre craque devant « la grooooosssse galère » à La Rochelle : « J’arrive pas à trouver un bout de gras ( Si quelqu’un a une idée…) » « Rosarose », mère de trois enfants qui fumait dix joints par jour, s’inquiète : « Y a-t-il des solutions pour m’aider à m'apaiser, autres que des médicaments qui ensuquent ou endorment la journée ? Il faut que j’assume mes enfants et je commence à devenir très fatiguée. » Grosse fumeuse depuis trois ans, Suzette en a profité pour se sevrer sans effet négatif, mais elle redoute la fin du confinement, « un comble ! », car son dealer sera de retour.