13-Novembre : « On a visé des civils, mais ça n’a rien de personnel »

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Devant la cour d’assises, mercredi, Salah Abdeslam, seul membre survivant des commandos du 13 novembre 2015, a présenté les attentats comme une riposte aux bombardements français contre l’État islamique.

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Une guerre. Les attentats du 13 novembre 2015 ont été comme l’irruption d’une guerre dans Paris. Soudaine. Fulgurante. Salah Abdeslam a livré, mercredi, cette évidence factuelle à la cour d’assises pour justifier sa participation aux attaques des commandos de l’État islamique. La guerre en Syrie s’était, selon lui, légitimement déplacée en France pour riposter aux bombardements de la coalition internationale. Ainsi, Abdeslam, le « dixième homme », celui qui a déposé les kamikazes au Stade de France avant de s’enfuir en Belgique, plaide pour ainsi dire coupable. « On dit souvent que je suis provocateur mais moi, ce que je veux, c’est être sincère », a-t-il proclamé.