Les dames pipi de la Ville de Paris toujours pas fixées sur leur sort

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Les « dames pipi » des toilettes de la ville de Paris, sacrifiées par le nouvel exploitant des lieux, filiale du groupe néerlandais 2theloo, ne sont toujours pas fixées sur leur sort. Leur dossier ne sera pas examiné par la justice avant le 11 février.

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Les « dames pipi » des toilettes de la ville de Paris – que le nouvel exploitant des lieux, Sarivo Point WC, filiale du groupe néerlandais 2theloo, refuse de reprendre dans ses effectifs – ne sont toujours pas fixées sur leur sort. Après un recours en référé, rejeté en novembre, estimant qu’il n’y avait pas lieu à statuer dans l’urgence, leur dossier devait être examiné sur le fond ce lundi 14 décembre devant le bureau de conciliation des prud’hommes de Paris. Mais l’audience a été reportée au 11 février 2016, l’avocat de leur ancien employeur, le prestataire sortant, la société Stem, n’étant pas présent. Ces onze employées des WC publics des monuments parisiens (Sacré-Cœur, Notre-Dame, Étoile…), uniquement des femmes entre 45 et 70 ans, comptant de 12 à 32 ans d’ancienneté, se sont retrouvées sans revenus en juillet après que Sarivo Point WC eut remporté l’appel d’offres de la mairie socialiste.