Les attentats provoquent des tensions au sein même de l'Observatoire de la laïcité

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L’institution fait onze propositions « dans le but de renforcer la cohésion nationale ». Trois de ses membres (sur vingt-trois) font connaître leur profond désaccord, dont le député PS Jean Glavany, qui estime qu’elles sont « d’essence communautariste » et relèvent d’une « logique judéo-chrétienne d’excuse ».

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Dans un tel moment de trouble, l'heure est-elle à une laïcité apaisée ou à une laïcité de combat ? Si le sujet est sur toutes les lèvres quelques jours après les attentats de Paris, et alors que l’enjeu a été jugé central par le dernier éditorial de Gérard Biard dans Charlie Hebdo (« Est-ce qu'il y aura encore des “Oui mais” ? », appelant à une stricte application de « la laïcité point final »), ils sont peu à s'être vraiment avancés et à avoir formulé de réelles propositions. Des appels à abolir le délit de blasphème existant en Alsace-Moselle, et à abolir le régime concordataire qui y subsiste, se font entendre. Ainsi que d'autres favorables à une extension à l’Europe d’une « laïcité à la française », comme l’a souhaité lors d’une conférence ce lundi (lire ici) Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a d’ailleurs déclaré ce vendredi, lors de son discours aux obsèques du rédacteur en chef de « Charlie » : « La laïcité et les laïcards moqués ont la preuve par Charb de leur sens complet. »