Cinq très mauvaises raisons de réintégrer l’Otan

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Nicolas Sarkozy a décidé seul que la France rejoindra le commandement intégré de l'Otan. Quitte à faire voler en éclats un consensus national en matière de défense. Prendre toute sa place, relancer la défense européenne, influer sur l'allié américain: aucun de ces arguments présidentiels ne tient. Reste une démarche purement idéologique ignorante des mouvements du monde et guère éloignée de ce que fut l'administration Bush, animée du seul souci de rejoindre « la famille occidentale ». Analyse.

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Deux anciens premiers ministres de gauche (Laurent Fabius, Lionel Jospin) ; deux anciens premiers ministres de droite (Alain Juppé et Dominique de Villepin) ; un pilier de la politique étrangère française, de gauche et fort apprécié par la droite, Hubert Védrine ; deux candidats à la dernière élection présidentielle (Ségolène Royal et François Bayrou) ; la quasi-totalité des parlementaires de gauche ; plusieurs dizaines de l'UMP... Tous sont contre.