La rénovation urbaine bute sur la mixité sociale

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Pour la première fois, une sociologue a compilé des études sur la politique de rénovation urbaine mise en œuvre depuis 2003. Mediapart s'est procuré le document. Dans les quartiers sensibles où des tours ont été détruites, et malgré les budgets colossaux engagés, la qualité de vie n'a pas fondamentalement changé. Surtout, la mixité sociale de ces quartiers semble en danger. Lire également: en pleine crise du logement, faut-il continuer à démolir?

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Tout ça pour ça? Une étude sur les ménages relogés dans le cadre des opérations de renouvellement urbain, réalisée par la sociologue Christine Lelévrier, et dont Mediapart s’est procuré une copie, porte un regard très mitigé sur l’efficacité de ces politiques. D’une ampleur inédite, cette synthèse de travaux réalisés entre 2004 et 2007 dans 22 quartiers dits sensibles (lire les sites sous Prolonger), dresse un premier bilan, chiffres et ressentis des habitants à l’appui, de ces opérations qui ont conduit à la démolition de grandes tours d’habitation, et au relogement de leurs résidents.