Fnac : le jackpot de Bompard ne passe pas chez les salariés

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Le PDG de la Fnac a réussi un coup de maître : redresser en quelques années une enseigne en perdition, faisant grimper en flèche le cours de l'action. Socialement, l'opération n'a pas été indolore. Pour un certain nombre de salariés, l'annonce d'un bonus de 11 millions d'euros pour Bompard cette année est le coup de trop.

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C’est l’annonce de l’énorme rémunération d’Alexandre Bompard qui a délié les langues. Mi-juin, Le Canard enchaîné révélait que le jeune patron de la Fnac devait toucher un bonus supérieur à 11 millions d’euros, en plus d’un salaire annuel (parts fixe et variable) d’environ deux millions d’euros pour 2014. Une telle somme lui permet de caracoler en tête des plus grosses rémunérations patronales hexagonales. Alexandre Bompard, arrivé à la tête de l’enseigne en 2011, a promis de réinvestir cette somme en actions Fnac, « ce qui montre qu’il croit en son entreprise, un bon signe pour les investisseurs », assure Laurent Glépin, son directeur de la communication.