Migrants: pression intenable dans les centres de rétention

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Fin septembre, un Algérien en attente d’expulsion s’est pendu au centre de rétention administrative de Toulouse. Si le procureur ne retient à ce stade aucune responsabilité pénale, ce drame illustre la dégradation des conditions de vie (des migrants) et de travail (des policiers) dans ces centres, sous l’exigence d’un gouvernement qui veut expulser davantage.

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En France, non seulement les frontières tuent à l’entrée sur le territoire, près de Briançon ou Menton. Mais en outre, peut-être plus absurde, elles tuent aussi à la sortie, des migrants placés en vue de leur expulsion dans les centres de rétention administrative (CRA). Ainsi, le 21 septembre, au CRA de Toulouse-Cornebarrieu, un Algérien de 31 ans, paniqué à l’idée d’être renvoyé au pays, s’est suicidé par pendaison. Alors qu’une enquête est toujours en cours au parquet de Toulouse, Mediapart a voulu jeter un regard sur ce drame, partiellement insondable, mais symptomatique d’une situation devenue « explosive » dans les CRA de France, selon l’expression de la Cimade, une association de défense des droits des étrangers pas franchement démentie par les syndicalistes policiers, qui décrivent des « Cocotte-Minute ».