Grenades offensives: enquête sur le précédent de Creys-Malville en 1977

Après la mort de Rémi Fraisse, le ministère de l’intérieur a soutenu à plusieurs reprises que les grenades offensives n’avaient jamais tué personne auparavant. Comment expliquer ce déni collectif, alors qu’une grenade offensive avait été sérieusement mise en cause dans la mort de Vital Michalon en 1977 ? Mediapart a enquêté et retrouvé les rapports judiciaires sur la répression brutale de 1977.

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Après la mort de Rémi Fraisse, le 26 octobre 2014, le ministère de l’intérieur et la gendarmerie nationale ont soutenu à plusieurs reprises que les grenades offensives n’avaient jamais tué personne auparavant. Le 29 octobre, Denis Favier, directeur général de la gendarmerie nationale, affirmait ainsi sur BFMTV que la gendarmerie n’a « jamais eu de problème en maintien de l’ordre avec des grenades offensives », alors qu’il s’agit d’une « munition régulièrement engagée ». Dans la nuit du 26 octobre, le patron de la gendarmerie indique à Bernard Cazeneuve « qu’une grenade offensive avait été lancée mais que la gendarmerie considérait qu’elle n’était pas à l’origine de la mort pour des raisons qui tiennent au fait qu’aucune grenade offensive n’a occasionné la mort de manifestants au cours des dernières années », selon le récit du ministre sur France Inter. Cette conviction est partagée par tous nos interlocuteurs au ministère de l'intérieur.

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