En Guyane, les conditions carcérales atteignent un niveau d’«inhumanité» sans pareil en France

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Les rapports et actions en justice se multiplient pour condamner l’atteinte aux « droits fondamentaux » des 800 à 1 000 détenus du centre pénitentiaire de Guyane, entassés dans des locaux mal aérés, sales, et la mise sous tension des 177 surveillants.

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Cayenne (Guyane), de notre correspondante.-  Le 31 janvier dernier, la contrôleure générale des lieux de privation de liberté Adeline Hazan signait un rapport sur le centre pénitentiaire de Guyane dans des termes jamais employés ailleurs en France. Elle y écrit ainsi sous l’autorité du CGLPL que les « conditions de vie des personnes détenues constituent un traitement inhumain ou dégradant », et prône « une réorganisation du fonctionnement de l’établissement […] nécessaire, notamment pour faire cesser le climat de violence extrême ».