«Le tournant social de la droite radicale est un masque»

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Pour la chercheuse suisse Line Rennwald, ce ne sont pas les électeurs qui ont changé, mais « l’offre » des partis en compétition. Elle souligne le caractère opportuniste des mesures « sociales » défendues par la droite radicale, qui répond à la désaffection des milieux populaires envers la gauche.  

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Au soir du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, on risque à nouveau d’entendre le diagnostic d’un décrochage des catégories populaires vis-à-vis des partis de gouvernement, voire de l’acte de vote lui-même. Sur la base des derniers scrutins et des enquêtes d’intentions de vote, on s’attend en effet à ce qu’elles s’abstiennent davantage que les autres groupes sociaux et accordent une majorité relative de leurs suffrages à Marine Le Pen.