Moins d’une semaine après son investiture, l’équation économique tenue par Emmanuel Macron s’est déjà sérieusement simplifiée. Et rétrécie. Pendant toute sa campagne et même auparavant lorsqu’il était au ministère de l’économie, le nouveau président de la République assurait défendre un équilibre qui le distinguait, par exemple d’un François Fillon. Il plaidait certes pour des réformes structurelles et un resserrement des dépenses publiques. Mais, « en même temps », il prônait une politique d’investissement public sur fond de relance européenne, afin de contrebalancer les effets récessifs et de sortir d’une logique purement comptable des traités. Or, cette voie semble être déjà fermée. De l’équilibre il n’est déjà plus question. Le nouveau gouvernement prend la direction d’un vrai programme classique de droite, avec son mélange de réformes structurelles et d’austérité budgétaire. Point.