Non-mixité scolaire et décrochage : à Montpellier, des mères du quartier du Petit Bard réclament des assises

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En 2015, leur mobilisation pour réclamer davantage de mixité avait fait les gros titres. Jeudi, se sentant exclus des débats, les parents d’élèves du quartier du Petit Bard, à Montpellier, ont marché « pour leurs enfants », convaincus que le Covid a creusé les inégalités.

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Montpellier (Hérault).– « Tous des enfants de la République ! » C’est au rythme de ces quelques mots qu’une trentaine de parents du quartier populaire du Petit Bard-Pergola, à Montpellier, ont déambulé dans les rues du centre-ville, jeudi 17 juin, en direction de la préfecture et du rectorat. Depuis quelques semaines, ce collectif comptant parmi les figures de proue de la lutte pour la mixité dans les cités se réactive. En 2015, la mobilisation de ces parents d’élèves avait déjà permis de braquer les projecteurs sur ce quartier de 6 000 habitants, rangé parmi les 30 plus pauvres de France, son taux de pauvreté avoisinant les 58 %.