Nouveau coup de force à France Télévisions Publicité

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Le patron de la régie publicitaire de France Télévisions, Philippe Santini – condamné pour «complicité de violences volontaires aggravées (...) et séquestration» – conteste aujourd'hui devant la justice la représentativité du délégué de la CGT.

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C'est une nouvelle secousse sociale dont le PDG de France Télévisions (FTV), Rémy Pflimlin, se serait sans doute volontiers passé: Philippe Santini, le bouillonnant patron de la régie publicitaire du groupe public, a décidé d'ouvrir les hostilités contre la CGT en contestant devant la justice la désignation de son nouveau délégué syndical. Pour Rémy Pflimlin, l'affaire est en vérité doublement embarrassante: le patron de sa filiale joue sur un registre, celui de l'anti-syndicalisme, qui risque de peser sur le climat social de tout le groupe; et puis l'affaire présente l'inconvénient de rappeler que le dirigeant de cette filiale est toujours en fonction, alors qu'il vient de faire l'objet d'une condamnation définitive pour «complicité de violences volontaires aggravées, avec préméditation et usage ou menace d'une arme (...) et séquestration», et qu'il a par ailleurs joué un rôle dans un projet de privatisation très contesté et aujourd'hui abandonné.