Privatiser les cars : la fausse bonne idée de Macron

Portée par sa vision libérale de l’économie, la loi Macron veut ouvrir le transport en car à la concurrence. Au risque d’accentuer la rivalité entre la route et le rail et d'aggraver la polarisation sociale dans les transports.

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En libéralisant les cars, le gouvernement s’attaque à l'un des derniers bastions du monopole public dans les transports collectifs. Jusqu’à peu, l’État et les collectivités territoriales en avaient conjointement le monopole, qu’ils pouvaient déléguer au sein d’une agglomération. En 2009, le transport routier international s’est ouvert au privé, au bénéfice de Transdev, filiale de la Caisse des dépôts, de Veolia et ses célèbres bus Eurolines, du groupe Stagecoach et ses Megabus lowcost pour l’Angleterre, mais aussi de la SNCF, qui a affrété des iDbus (et par ailleurs, premier transporteur routier de marchandises en France). Au même moment, le train s’ouvrait à la concurrence. En 2011, la première ligne ferroviaire privée est inaugurée vers l’Italie par Transdev (encore) et TrenItalia.

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