Assurance-chômage: l'inconnue politique facilite le dialogue entre syndicats et patronat

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Patronat et syndicats rouvrent la négociation sur l’assurance-chômage. L’incertitude politique qui entoure l’élection présidentielle précipite ces retrouvailles. Car certains candidats, comme Emmanuel Macron qui veut étatiser le régime, donnent des sueurs froides aux partenaires sociaux.

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C’était la dernière grande négociation sociale du quinquennat Hollande et ce fut un fiasco tonitruant. Le 16 juin dernier, dans un contexte très tendu, en pleine mobilisation contre la loi sur le travail, syndicats et patronat échouaient à refondre les règles de l’Unedic, l’organisme paritaire en charge de l’assurance-chômage, en proie à un déficit et une dette record (un déficit annuel de plus de 4 milliards d'euros et une dette de plus de 30 milliards). Ils renvoyaient la patate chaude au gouvernement de Manuel Valls qui, plutôt que de s’aventurer sur un terrain miné et complexe, prorogeait l’actuelle convention Unedic non sans espérer que les “partenaires sociaux” se remettent autour de la table.