Peu à peu, Toulouse panse les plaies de «l’affaire Merah»

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Cinq ans après les assassinats perpétrés par Mohamed Merah, Toulouse se remet de cette séquence que les attentats de 2015 et 2016 ont inscrite a posteriori dans une histoire nationale. La municipalité joue la carte du vivre ensemble et de « l’unité républicaine » quand les acteurs des quartiers prônent une approche plus politique des enjeux.

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Toulouse (Haute-Garonne), correspondance.-  La vision reste gravée. « Quand je suis arrivé à l’école Ozar Hatorah, il y avait encore le corps de la fillette étendu, se remémore Pierre Cohen, alors maire de Toulouse, aujourd’hui chef de file de l’opposition municipale PS. Ce sont des images qu’on ne peut pas oublier. Ça a été une période effroyable. » Cinq ans jour pour jour après l’assassinat d’un adulte et de trois enfants dans la cour d’une école juive du quartier de la Roseraie, Toulouse accueillait ce dimanche 19 mars deux cérémonies en hommage à l’ensemble des sept victimes des attentats de mars 2012, dans la cour de l’établissement scolaire rebaptisé depuis Ohr Hatorah, avec le dévoilement d’une sculpture commémorative, et dans un square jouxtant la mairie.