Politique agricole commune: les gros chèques vont à des sociétés florissantes

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La plateforme Pour une autre PAC, qui regroupe une cinquantaine d’organisations, publie ce mercredi 19 mai une enquête dénonçant sept cas problématiques d’entreprises françaises bénéficiant de subventions européennes. Dans le viseur : les groupes Lactalis et Jean Floc’h en Bretagne, mais aussi Pernod-Ricard dans le Grand-Est.

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Avec ses 58 milliards d’euros par an – dont 9 pour la France -, la Politique agricole commune (PAC) est le plus gros portefeuille d’argent public européen. Est-il toujours utilisé à bon escient ? Dans une enquête publiée ce mercredi 19 mai, la plateforme Pour une autre PAC, qui regroupe une cinquantaine d’ONG, associations et syndicats liés au milieu agricole ou à la protection environnementale, prend l’exemple de sept cas d’entreprises françaises subventionnées afin de montrer les « dérives » de cette politique européenne qui agit « au mépris d’enjeux sociaux, environnementaux, économiques, alimentaires ». Elle espère interpeller les pouvoirs publics, alors que la négociation du nouveau cadre de la PAC est sur le point de se terminer à Bruxelles, et que Paris tarde à dessiner sa déclinaison nationale.