Au PS, le premier acte de la vente de Solférino

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Le bureau national du PS, mardi soir, « a pris la décision de principe de mettre en vente » le siège historique du parti. Le comité d’entreprise devra encore donner son avis. De son côté, le premier secrétaire a lancé une enquête interne pour traquer les sources des journalistes.

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C’est un point a priori anodin à l’ordre du jour du bureau national du PS, qui se tient mardi soir à Solférino, mais il veut tout dire. Sous l’austère dénomination « activité de Solférino » se cache sans doute le premier acte de la vente du siège du parti socialiste. Comme l’annonçait Libération quelques heures plus tôt, le bureau national du PS a « pris la décision de principe de mettre en vente le siège du 10 rue de Solférino ». Ainsi s’est exprimé son trésorier, Jean-François Debat, à l’occasion d’une conférence de presse. « C’est une décision difficile », a-t-il ajouté, expliquant que le PS avait choisi « de consacrer la part la plus importante possible de son budget à son action politique ». La convention de vente devrait inclure, toujours selon Jean-François Debat, la possibilité de ne pas choisir l’offre la plus avantageuse économiquement si l’acquéreur ne répond pas « aux valeurs, à l’éthique du PS »