Un témoin lie l'attentat de Karachi aux rétrocommissions

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Pour la première fois, un témoin de premier plan fait un lien direct entre l'arrêt du versement des commissions, en marge de la vente de sous-marins au Pakistan, décidé par Jacques Chirac en 1995 et l'attentat ayant coûté la vie à onze employés de la DCN à Karachi, en mai 2002. Scandalisées, les familles des victimes annoncent à Mediapart qu'elles vont porter plainte contre MM. Chirac et Villepin pour «mise en danger de la vie d'autrui» et «homicide involontaire».

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Le juge Renaud Van Ruymbeke a recueilli, jeudi 18 novembre, une déposition explosive. Pour la première fois, un témoin de premier plan permet de faire un lien direct entre l'arrêt du versement des commissions, en marge de la vente de sous-marins au Pakistan, décidé par Jacques Chirac en 1995, et l'attentat ayant coûté la vie à onze employés de la Direction des constructions navales (DCN) à Karachi, en mai 2002.