Tueur de Saint-Just: les alertes de l'ex-épouse ignorées par la justice

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Depuis le meurtre de trois gendarmes et la tentative de féminicide commis le 22 décembre par un individu surarmé, le procureur de Clermont-Ferrand justifie l’inaction des autorités et ne veut pas admettre de dysfonctionnement. Les plaintes de l'ex-épouse consultées par Mediapart montrent le contraire.

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Comment Frédérik Limol, décrit comme un individu « surarmé », « ultra-violent », « catholique extrémiste » et « survivaliste », a-t-il pu échapper à tous les radars ? C’est la question posée avec force au procureur de la République de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Éric Maillaud, depuis le drame survenu le 22 décembre dernier à Saint-Just. Après une tentative de féminicide, Frédérik Limol a tué trois gendarmes et blessé un quatrième, puis s'est suicidé. Il a aussi incendié la maison. Une traque, qui a duré toute la nuit et mobilisé plus de 300 membres des forces de l’ordre, a été menée avant que les autorités le retrouvent mort dans sa voiture, équipé d’un fusil d’assaut et de nombreuses armes et munitions.