C'était le 31 décembre 2008. Après des mois d'échanges avec des intermédiaires, il a fallu attendre le dernier jour de l'année pour rencontrer Amedy Coulibaly. Se méfiant des journalistes et à cause des risques qu'il encourait, il était réticent à accepter l'interview (lire la boîte noire, en pied de cet article). Coulibaly arrive dans les locaux d'une association située au cœur du quartier de la Grande Borne, à Grigny (Essonne). Les bureaux sont vides. Il est grand, noir, son physique est imposant. Il se montre aimable, poli et s'exprime de façon posée et claire.