A Paris, les réfugiés sont bloqués à la porte de l'asile

Par

L'association chargée du premier accueil des demandeurs d'asile dans la capitale a fermé ses locaux pour protester contre l'insuffisance des moyens mis à sa disposition. Les dysfonctionnements s'accumulent au point que les réfugiés doivent patienter plusieurs mois avant d'entamer leurs démarches.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Chaque matin, la file d’attente s’allonge devant la plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile (Pada) à Paris gérée par l’association France terre d’asile (FTDA) pour le compte de l’État. Située près du métro Jaurès, sur le boulevard de la Villette dans le XIXe arrondissement, cette structure est censée recevoir l’ensemble des étrangers (à l’exception des familles et des mineurs) arrivés à Paris et souhaitant déposer une demande d’asile en France. Pour espérer être accueillis dans la journée, certains passent la nuit dehors, adossés au mur du bâtiment, emmitouflés dans des sacs de couchage ou recroquevillés dans leur parka. Ces derniers jours, jusqu’à 300 personnes se sont retrouvées sur ce trottoir, à patienter dans des conditions indignes, le plus souvent en vain puisque les rendez-vous sont distribués au compte-gouttes.