Intermittents : Manuel Valls fait un geste mais n'apaise pas la colère

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Le gouvernement a décidé de suspendre le différé d'indemnisation, mesure la plus contestée de la nouvelle convention d'assurance-chômage par les intermittents. La CGT Spectacles et la Coordination des intermittents et précaires dénoncent des mesurettes pour que les festivals aient lieu.

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Comment résoudre une équation impossible ? En ménageant la chèvre et le chou. L’exécutif, qui avait promis des annonces avant la fin de la semaine dans le dossier miné des intermittents du spectacle, vient d’en faire la démonstration. La nouvelle convention d’assurance-chômage entrera en application au 1er juillet. Mais pour dénouer ce conflit qui s’enlise jour après jour – faisant craindre un remake de l’été 2003 qui avait entraîné l’annulation en chaîne de festivals dont le “in” d’Avignon –, sans aller au clash avec les partenaires sociaux à quelques semaines de la conclusion du pacte de responsabilité, Manuel Valls a décidé de reporter la mise en application du point le plus contesté de cet accord signé le 22 mars par le patronat, la CFDT, FO et la CFTC : le différé d’indemnisation qui fragiliserait les intermittents les plus précaires (NDLR: le délai de carence, calculé en fonction des heures travaillées et de la rémunération, qui repousse la date à partir de laquelle les intermittents percevront leurs allocations chômage).